26 Août Une nouvelle prime pour accélérer l’électrification des taxis
Une prime jusqu’à 5 500 € pour les taxis électriques
À partir du 1er septembre 2026, les taxis pourront bénéficier d’une nouvelle prime CEE destinée à accélérer l’électrification de leurs véhicules. Publié au Journal officiel le 12 août, le dispositif vise à encourager le renouvellement d’un parc qui reste encore largement dépendant des motorisations thermiques : selon l’article, seuls 10 % des taxis sont aujourd’hui électriques.
Cette nouvelle aide pourra atteindre 5 500 € pour l’achat d’un véhicule 100 % électrique. La prime de base est fixée autour de 3 500 €, avec un montant pouvant être porté à 5 500 € lorsque le véhicule dispose de l’Écoscore.
Une aide limitée dans le temps
Le dispositif se distingue par un calendrier particulièrement serré. La prime ne concernera que les opérations engagées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026, soit une période de 122 jours.
Pour être éligible, il faudra donc avoir signé le bon de commande ou le contrat de location longue durée pendant cette période. Les contrats de LOA ou de LLD devront porter sur une durée minimale de 24 mois. En revanche, la livraison du véhicule pourra intervenir jusqu’en 2027.
L’aide concerne les véhicules dont le prix ne dépasse pas 65 000 € HT. Ce plafond, plus élevé que celui appliqué aux particuliers, doit notamment permettre aux professionnels de se tourner vers de grandes berlines ou des SUV électriques offrant davantage d’autonomie.
Les VTC laissés à l’écart
Le principal point de tension concerne toutefois l’exclusion des VTC. Le dispositif est explicitement réservé aux taxis, une distinction que le ministère des Transports justifie par le statut particulier de cette profession.
Les taxis sont en effet soumis à une réglementation importante, notamment à des tarifs préfectoraux et à des obligations de service public. Selon le gouvernement, ces contraintes justifient un traitement différent de celui réservé aux VTC.
Les représentants des VTC contestent néanmoins cette distinction. Ils rappellent qu’ils parcourent eux aussi plusieurs milliers de kilomètres en agglomération et qu’ils sont confrontés aux mêmes restrictions environnementales, notamment dans les zones à faibles émissions (ZFE).
Pour les professionnels du secteur, exclure les VTC risque donc de ralentir la décarbonation du transport individuel de personnes. Des associations professionnelles prépareraient d’ailleurs un recours devant le Conseil d’État, en invoquant notamment une rupture du principe d’égalité et une atteinte à la libre concurrence.
La nouvelle prime constitue ainsi un levier financier important pour accélérer l’électrification des taxis, mais son caractère temporaire et surtout son exclusion des VTC devraient continuer à alimenter les débats.