Thomas Thévenoud : la bataille entre VTC et taxis profite au client» (Le Parisien)

16 Oct Thomas Thévenoud : la bataille entre VTC et taxis profite au client» (Le Parisien)

A l’origine de la loi de 2014 qui organise la cohabitation avec les voitures de transport avec chauffeur, Thomas Thévenoud publie un livre hommage. L’ancien secrétaire d’Etat socialiste retrace l’histoire des taxis… qui pourraient un jour rouler sans conducteur.

Du fiacre au robot-taxi, en passant par l’arrivée sur le marché des voitures de transport avec chauffeur (VTC), Thomas Thévenoud, l’éphémère secrétaire d’Etat socialiste chargé du Commerce extérieur, du Développement du tourisme et des Français à l’étranger du gouvernement Ayrault, évoque les mutations passées et futures d’une profession en perpétuel mouvement.

Pourquoi avoir choisi d’crire un livre sur les taxis ?

THOMAS THEVENOUD. J’avais envie de rendre hommage à cette profession difficile, souvent décriée, qui fait partie de notre imaginaire collectif. Lorsque l’on m’a confié une mission de concertation, en février 2014, en plein conflit entre taxis et VTC, j’ai découvert un univers fascinant. Travailler sur le sujet a changé ma vie et ma trajectoire politique. Cela m’a permis de me faire repérer alors que j’étais simple député.

Le métier a beaucoup évolué en un siècle…

Pour commencer, l’auto-taxi a chassé le fiacre. Le « Taxi Renault », premier modèle lancé pour la profession en 1905, a d’ailleurs largement favorisé l’essor de l’automobile. C’est grâce à lui que beaucoup de Parisiens sont montés à bord d’un véhicule à moteur pour la première fois.

L’invention de la radio-taxi, en 1956, est une autre révolution de taille…

Jusqu’alors, il fallait se rendre à une station pour trouver un taxi. Mais, dans les années 1960, André Rousselet, à l’époque patron de la compagnie de taxis G7, a l’idée de proposer aux chauffeurs un abonnement à une centrale radio qui transmet en continu les adresses de demandes de prise en charge. Cette innovation fera le succès de la G7. En réinventant à son tour la mise en relation avec le client grâce, cette fois, à une application smartphone, Uber fera la même chose des années plus tard.

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