Face à un taux d’échec important des chauffeurs, l’examen des VTC va-t-il être remis en question? (20 minutes)

27 Avr Face à un taux d’échec important des chauffeurs, l’examen des VTC va-t-il être remis en question? (20 minutes)

La barrière est-elle trop haute ? Seuls 14 % des candidats au métier de chauffeur de VTC ont obtenu leur examen, depuis sa mise en place il y a un an, selon les chiffres des chambres des métiers et de l’artisanat, qui organisent cette sélection. De quoi décourager les aspirants VTC. Pour les plateformes de chauffeurs, une refonte de cette épreuve est nécessaire.

La sélection est dure : entre mai et décembre 2017, 12.406 aspirants chauffeurs se sont présentés à l’examen lors des dix sessions organisées dans toute la France, révèle Le Monde. Sur ces candidats, seuls 1.707 ont été admis et 10.699 ont vu leur candidature rejetée. Pourtant, il n’y a aucun moyen de l’éviter : cet examen, mis en place en mai 2017 par la loi Grandguillaume, est obligatoire pour obtenir le droit d’être chauffeur de VTC ou chauffeur Loti (Loi d’orientation des transports intérieurs) depuis le 1er janvier.

Un niveau de sélectivité digne de l’ENA

Un cauchemar pour les plateformes de VTC et LOTI, qui voient leur nombre de chauffeurs baisser et les prix augmenter. « Cette procédure est opaque et inefficiente, elle constitue une barrière incompréhensible à l’entrée dans le métier », commente au MondeYan Hascoet, le PDG de Chauffeur privé, poids lourd du secteur avec 18 000 conducteurs.

Une opinion renforcée par la variation spectaculaire des taux de réussite d’une session à l’autre : 72 % d’admissibles le 30 mai, et 11 % le 17 octobre. « On a un niveau de sélectivité digne de l’ENA pour un métier d’ascenseur social ! », s’étonne le fondateur de Marcel, qui embauche 1.500 chauffeurs. Une sélectivité assumée par l’Assemblée permanente des chambres des métiers et de l’artisanat.

Le test est composé de deux épreuves, l’une théorique, l’autre pratique. Ce format pourrait évoluer. Le ministère des Transports a diligenté une mission sur le sujet en janvier. Selon Le Monde, cet examen a déjà entraîné la « disparition » de plus de 5.000 conducteurs. Un défi pour les plateformes, qui disent peiner à recruter dans un secteur où la demande ne cesse de grimper.

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