Brahim, 38 ans, chauffeur Uber : «J’ai vite senti que c’était une arnaque» (LIBÉRATION)

09 Juil Brahim, 38 ans, chauffeur Uber : «J’ai vite senti que c’était une arnaque» (LIBÉRATION)

Sur la vitre de la Ford Mondeo quasi neuve, une affichette « 18 990 euros à débattre ». « Si je la vends, je ferme l’entreprise et je reprends un contrat de salarié », affirme Brahim. Pourtant, lorsqu’il entreprend de devenir chauffeur VTC mi-2016, ce père de famille de 38 ans est plein d’espoirs. Partout, des publicités promettent 8 000 euros de chiffre d’affaires par mois. Attiré par le magot, il quitte un poste en CDI pour monter sa propre entreprise de VTC. « J’ai très vite déchanté »,reconnaît-il.

Quand Uber demande à ses chauffeurs de conduire un véhicule de moins de 6 ans, il investit. La société a noué un partenariat avec une concession à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), elle en informe les conducteurs par mail. Pour prétendre à des courses haut de gamme, Brahim cède. Il contracte un crédit et achète un nouveau véhicule à plus de 30 000 euros. Au bout de quelques semaines, il découvre les conditions réelles de son travail. « On ne décide de rien. Quelqu’un qui roule en 308 SW [un break familial, ndlr] est payé le même prix que moi. Uber prend 25 % de commission. Ils ont aussi créé Uber Pool, un système de covoiturage pour tuer le secteur. Ils se servent du VTC pour faire du taxi low-cost. J’ai vite senti que c’était une arnaque », admet Brahim.

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