« Au Maroc, Uber rend les armes » (Libération)

23 Fév « Au Maroc, Uber rend les armes » (Libération)

Après trois années de conflit avec les taxis, le groupe américain de voitures de transport avec chauffeur a annoncé l’arrêt de ses activités dans le royaume à compter du 23 février.

«C’est fini, les courses avec Uber», souffle Rachid en conduisant l’un de ses derniers clients. Depuis un an et demi, cet homme de 35 ans travaille à Casablanca pour le groupe américain de voitures de transport avec chauffeur (VTC). Comme ses 300 collègues, il a reçu lundi une notification annonçant que la société «cessera ses opérations au Maroc à partir du 23 février 2018». Une suspension qui sera effective «tant qu’il n’y aura pas de vraie réforme et un environnement favorable aux nouvelles solutions de mobilité», a indiqué l’entreprise, qui avait séduit quelque 19 000 utilisateurs marocains. «Ça suffit, je vais chercher un autre travail. Je ne veux plus être stressé par la police et les menaces des taxis», explique Rachid.

Concurrence et aggression

Depuis l’arrivée d’Uber dans le royaume chérifien, en juillet 2015, la guerre fait rage entre la start-up californienne et les taxis marocains, les seconds considérant la première comme une concurrence déloyale. La tension avait commencé à monter cinq mois auparavant, avec l’arrivée du concurrent émirati d’Uber, Careem. «Ils volent notre travail, nous ne pouvions pas les laisser faire», s’insurge Mustapha Chaoune, président de l’Organisation démocratique des professionnels du transport (ODPT), qui n’est pas surpris du départ d’Uber. Dès août 2015, la préfecture de Casablanca avait jugé son activité illégale.

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